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Véronique DUBOS 16 mars 2006 Liens vérifiés le18 mars 2007
La grippe aviaire et votre chat : pas de panique
Résumé grippe aviaire et chatLa grippe aviaire est avant tout une maladie des oiseaux
C'est pourquoi les mesures prises concernent tout d'abord les oiseaux : oiseaux sauvages d'une part, oiseaux domestiques d'autre part, afin de détecter immédiatement la présence de la maladie (voir les textes des J.O.).
Compte tenu d'une incubation très courte chez les oiseaux et d'une contamination entre oiseaux très rapide (par ingestion de matières fécales contaminées et par voie respiratoire), ces mesures permettent de réagir rapidement en cas d'apparition d'un cas d'influenza aviaire hautement pathogène (H5N1).
Occasionnellement et sporadiquement, la grippe aviaire peut toucher d'autres espèces, cela est connu depuis longtempsGrippe aviaire chez l'homme
Oui, l'homme est sensible au virus de la grippe aviaireLa transmission du virus aviaire des oiseaux à l'homme est connue depuis longtemps (descriptions dans les années 50). Initialement considérée comme exceptionnelle, on s'est rendu compte dans les années 90 qu'il fallait rattacher à la grippe aviaire des cas de conjonctivites et de syndromes grippaux ne nécessitant aucune hospitalisation (résultats d'une enquête sérologique !). La peste aviaire n'a été classée comme zoonose (maladie transmissible de l'animal à l'homme) qu'en 1996, à l'époque de la "grippe du poulet de Hong Kong". Non, il n'y a pas d'épidémie chez l'homme actuellementL'épizootie (chez les oiseaux donc) actuelle, qui a débuté officiellement en 2003, est à l'origine au 10 mars 2006 de 97 décès dans le monde (voir chiffres OMS au 10 mars 2006 et Nombre cumulé de cas humains de grippe aviaire H5N1 notifiés à l'OMS pour l'actualisation des chiffres). Les cas en question faisaient suite à un contact direct avec des volailles malades, et ce dans des conditions de promiscuité particulières. Ces 97 cas mortels sont à rapporter au nombre de foyers de grippe chez les volailles, soit plusieurs milliers (voir Foyers d'Influenza aviaire de fin 2003 au 9 mars 2006, chiffres OIE) et à la population des régions concernées. Ces chiffres sont également à comparer aux chiffres de la grippe saisonnière chez l'homme : chaque année en France, la grippe humaine touche 1 à 7 millions de personnes avec en moyenne 2 000 décès par an. Il n'a pas été mis en évidence de contamination homme / homme. Il y a bien quelques cas douteux ponctuels mais ils correspondent à des cas de figures un peu particuliers et ne sont pas significatifs statistiquement.
Grippe aviaire chez le chat
Oui, le chat est sensible au virus de l'influenza aviaireLa encore, les données ne sont pas toutes nouvelles (voir Historique de l'Influenza aviaire chez le chat et autres félidés, site FAO). Dés les années 70, des données expérimentales montraient la possibilité du passage au chat. Des cas spontanés apparus en 2003 puis 2004 sur des félins en captivité et quelques cas spontanés chez des chats ont confirmé la réceptivité de ces espèces. Oui, la transmission félin-félin est possibleUne étude de 2004 (voir Avian H5N1 influenza in cats) réalisée dans des conditions expérimentales sévères fait état du passage du virus d'un chat infecté expérimentalement à un chat "sentinelle" : 3 chats SPF (c'est à dire élevés en laboratoire, exempts de germes pathogènes spécifiques) infectés massivement par voie intra trachéale ont pu excréter suffisamment de virus pour contaminer des chats "contact". Donc, c'est possible MAIS Qu'en est-il sur le terrain ? si plusieurs cas apparaissent en même temps (cas de félins regroupés en parc zoologique en Asie ou de chats hébergés en Autriche dans un refuge accueillant un cygne malade !), il est difficile de distinguer une contamination de félin à félin d'une contamination simultanée à la même source. En tous cas, il n'a pas été observé de flambée épidémique chez le chat.
MAIS il convient de relativiser ces données et d'avoir en tête :Le très faible nombre de cas observés spontanément chez le chat par rapport au nombre de contaminations auquel il est exposé.
L'absence de mortalité anormale chez le chat dans les pays exposés au virus depuis plusieurs années. Cela signifie qu'il n'y a pas d'épidémie au sein de l'espèce féline malgré une circulation intense du virus dans le milieu naturel. La réceptivité du chat au virus influenza et la transmission de chat à chat sont donc faibles .... L'absence de transmission du chat à l'homme. Le fait que le chat ne constitue pas un réservoir du virus.
La situation du chat et de l'homme sont donc au jour d'aujourd'hui très comparables : les cas humains et félins de grippe aviaire sont en quelque sorte des "erreurs du virus"
La contamination de l'homme comme celle du chat se fait à partir des oiseaux et nécessite des conditions bien spécifiques (dose infectieuse élevée correspondant au mode de contamination de l'espèce, promiscuité, confinement, etc.). Il n'y a pas de passage significatif homme-homme ou chat-chat à l'origine d'épidémie dans l'une ou l'autre espèce (quelques cas douteux chez l'homme, contamination prouvée expérimentalement chez le chat dans des conditions très éloignées des conditions naturelles, mais rien de significatif sur le terrain). Le nombre de cas est très faible par rapport aux occasions de rencontre avec le virus (nombre élevé d'oiseaux malades donc contagieux) et par rapport aux effectifs (tant humains que félins) (voir Historique du H5N1, tableau de 3 colonnes : date / cas animaux / cas humains).
Pourquoi les autorités prennent-elles tant de précautions s'il s'agit d'une maladie aussi rare ? Le maintenant fameux "principe de précaution"
Entre autres raisons : La zone dans laquelle le virus aviaire circule actuellement (et ce depuis 2-3 ans) s'étend progressivement. Initialement localisé en Asie (c'est bien loin), le virus atteint maintenant l'Europe (voir Historique du H5N1, par l'OMS). Le H5N1 semble particulièrement virulent et le nombre de cas mortel est plus élevé que dans les épisodes précédents de grippe aviaire.
Les virus grippaux ont une fâcheuse tendance aux mutations et réassortiments viraux : en clair, un nouveau virus peut toujours apparaître. Cela a toujours été le cas avec les influenza, il n'y a pas de raison que cela s'arrête en 2006. Les épidémies de grippe décimant la population humaine sont cycliques. Statistiquement, la prochaine ne devrait plus tarder ... et elle viendra un jour. Et donc, la possibilité de l'éventualité d'une catastrophe (l'humanité gagnant le gros lot avec un virus mutant adapté à l'homme) n'est pas à écarter dans un avenir plus ou moins proche.
Faut-il avoir peur de son chat ? Faut-il avoir peur pour son chat ?Dans les zones où le virus est absent
Dans les zones où il n'y a pas de virus, le risque de l'attraper est nul ! C'est vrai pour les oiseaux, c'est vrai pour l'homme, c'est vrai pour d'autres maladies, et c'est même vrai pour le chat. C'est d'ailleurs ce que dit l'Afssa, en des termes choisis, dans son Communiqué de presse du 3 mars 2006 et ça semble assez évident.
Dans les zones où le virus est présent (élevage contaminé, lieu où a été découvert un oiseau mort de grippe aviaire)Il y a tout d'abord des données épidémiologiques rassurantes : depuis 3 ans que dure l'épizootie chez les oiseaux à travers le monde, il n'a pas été mis en évidence d'épidémie chez le chat, ni de contamination humaine par le chat.
Les mesures conseillées par l'Afssa vis à vis des chats (et des chiens) "au cas où" et suivies par le législateur sont des mesures de bon sens, même si leur mise en oeuvre est délicate !
RessourcesWeb francophoneDes références sur le web, en françaisEn français, le chat et la grippe aviaireAvis de l'Afssa sur l'Influenza aviaire : évaluation du risque sanitaire représenté par les chats, en tant
que vecteurs du virus Influenza aviaire H5N1 hautement pathogène d'origine asiatique, pour les autres espèces animales et pour les
personnes en contact avec les chats. A LIRE Communiqué de presse AFSSA du 3 mars 2006 qui en résulte (PDF qui tient en 1 page) Info résumée et reprise judicieusement sur les sites ministériels
Grippe aviaire A (H5N1) - Bulletin n° 28 - Rapports signalant la
contamination de chats domestiques (Thaïlande); Situation en Thaïlande (chez
l'homme); Situation au Japon (volailles) Virus influenza A (H5N1) chez le chat Grippe aviaire H5N1 chez le chat domestique Un chat porteur du virus H5N1 sur l'île allemande de Rügen Chats infectés par le virus H5N1 hautement pathogène, quel risque sanitaire
? Avis de l'Afssa Grippe aviaire - Infection d'une fouine par le H5N1 en Allemagne Autriche : deux chats guérissent du virus En français, la grippe aviaire en généralDossier d'actualité : ce qu'il faut
savoir sur l'influenza aviaire ou grippe aviaire. UN DOCUMENT TRES CLAIR - A LIRE POUR NE PAS MOURIR
IDIOT La grippe aviaire pourrait être plus fréquente qu'on ne le croit chez
l'homme mais aussi moins meurtrière. Épidémie de grippe aviaire A (H5N1) - Point au 16 mars 2006 Évaluation, contrôle et prévention du risque de transmission du virus
influenza aviaire à l'homme
En français, la grippe aviaire et les oiseaux commensauxAvis de l'Afssa sur l'Influenza aviaire : évaluation du risque sanitaire
représenté par les pigeons, canards ou cygnes détenus dans les jardins
publics, pour les volailles de rente et pour les citadins ou certains personnels
particulièrement exposés. Avis de l'Afssa sur l'évaluation du risque sanitaire relatif au virus
Influenza aviaire Hautement pathogène lié aux rassemblements d'oiseaux
domestiques ou d'ornement et aux lâchers de pigeons voyageurs ainsi qu'à
l'identification des mesures sanitaires appropriées. Avis de l'Afssa sur le risque d'introduction sur le territoire national, par
les oiseaux migrateurs, du virus H5N1 hautement pathogène, sur les mesures de
biosécurité applicables aux oiseaux domestiques, sur le risque sanitaire lié
aux rassemblements d'oiseaux domestiques ou d'ornement et sur l'opportunité du
recours à une vaccination. Web non francophoneDes références en anglaisPour vous aider face aux articles écrits en anglais ou autre, un site
permettant une traduction automatique : WorldLingo
Les articles d'origine, en anglaisInfection with A2 Hong Kong Influenza Virus in Domestic Cats Experimental infection of animals with influenza-virus types A and B. Avian H5N1 influenza in cats. Influenza A virus (H5N1) in cats causes systemic disease with potential novel
routes of virus spread within and between hosts.in cats. Articles divers, en anglaisAvian influenza A (H5N1) - update 28 : Reports of infection in domestic cat (Thailand),
Situation (human) in Thailand, Situation (poultry) in Japan and China. Asian bird flu Study finds cats are susceptible to avian influenza H5N1 virus Cats and avian flu Frequently asked questions : Is it true that cats can get avian influenza ? Influenza (Bilan général) Animal Health special report : H5N1 in cats H5N1 avian influenza : timeline Avian Influenza (H5N1) viruses isolated from humans in Asia in 2004 exhibit
increased virulence in mammals. Probable person-to-person transmission of avian influenza A (H5N1) Confirmed human cases of avian influenza A (H5N1) BibliographieLes textes officiels - Journal OfficielSur ITAVI = Institut Technique de l'Aviculture - Liens vers "tous les textes" : avis AFSSA, JO français, JO européens, circulaires et notes ministérielles diverses Résumé des textes JO sur le site École Vétérinaire de Nantes Les textes récents relatifs à la grippe aviaire ou influenza aviaire Sources d'information officiellesAFSSA - Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments - Le point sur la grippe aviaire AFSSA - Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments - Le point sur la grippe aviaire
Ministère de l'agriculture - Actualité Influenza aviaire Sécurité sanitaire des aliments Site interministériel de préparation à un risque de pandémie grippale Ministère de la santé et des solidarités OIE - Office International des Épizooties
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